Ordonnance de 1945 : entre droits de l'Homme et État pénal, Nicolas Sarkozy et ses amis ont choisi

Publié le par Ensemble à Gauche

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"Démanteler l'État social pour renforcer l'État policier". Tel semble être le crédo de la majorité actuelle, tant le "timing" est parfait : démantèlement du droit du travail, de l'éducation nationale, de la protection sociale et de l'assurance chômage et renforcement incessant des normes pénales. Cela n'est pas du hasard, c'est l'application du dogme de "l'État gendarme" contre celui de "l'État providence".

Rachida Dati, ministre de la Justice, qui avait fait part, aux journalistes (pas à la représentation nationale), pour "en finir avec l'angélisme qui inspire trop souvent le discours dominant sur la délinquance des mineurs", de sa volonté que le texte de l'ordonnance de 1945 sur la justice des mineurs soit "totalement remis à plat" a installé hier une Commission présidée par le professeur (et ancien vice-président) de la très, très, très droitière Université Jean Moulin André Varinard et composée de trente et un membres (dont rien de moins que 9 élus de la majorité) chargés d'élaborer cette réforme, de "lui faire la peau", selon l'expression usitée par le Syndicat de la Magistrature.

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dominique 03/05/2008 23:29

ca qui me fait peur là dedans, c'est que l'âge de responsabilité qui est "supposé être ramené vers 12 ans , ne semble pas choquer, voire, les gens s'en fouttent , parce qu'on leur a suffisamment démontré que des gamins de 10 ans faisaient des conneries inacceptables...pas un mot de tout celà réellement pour aller plus loin, encore une fois...de toute façon l'éducation nationale va passer au commerce, et l'education specialisée n'interesse personne...