http://pscharleville.over-blog.com/article-14312699.html
Le 4 octobre 2007, la Municipalité de Charleville-Mézières adoptait le voeu suivant :
En décembre 2005, Sviatlana Tchibissova, accompagnée de son fils Arseni, rejoint dans les Ardennes l'homme qu'elle vient d'épouser quelques semaines plus tôt en Biélorussie. Le mariage tournant
rapidement au cauchemar - menaces et violences conjugales, Sviatlana est contrainte de quitter le domicile conjugal avec son fils pour se réfugier dans un foyer pour femmes battues. Elle porte
plainte en mai 2006 contre son mari.
Ayant rompu la communauté de vie avec son mari, Sviatlana se voit notifier en novembre 2006 par la Préfecture des Ardennes l'injonction de quitter le territoire dans un délai d'un mois. Début
2007, son mari est condamné par le tribunal correctionnel à trois mois de prison avec sursis pour "menaces de mort réitérées". Il fait appel de son jugement et Sviatlana obtient, non sans
difficulté, l'autorisation de la Préfecture des Ardennes de rester sur le territoire jusqu'à aujourd'hui, date de l'examen du dossier par la cour d'appel de Reims. Sviatlana et Arseni sont
désormais sous la menace permanente d'une expulsion.
Depuis des mois, des membres du collectif de soutien à Sviatlana et Arseni, des élus carolomacériens, des citoyens, indignés par cette situation, s’insurgent et se mobilisent pour empêcher leur
expulsion et obtenir que la France leur accorde un titre de séjour.
La Ville de Charleville-Mézières s'y associe et souhaite alerter l'opinion publique sur la double violence - violence physique et morale puis expulsion - infligée à Sviatlana et à son fils de six
ans, par ailleurs scolarisé à l'Ecole Flandre. Le Président de la République avait promis que la France offrirait sa protection à chaque femme martyrisée en lui donnant la possibilité
d'acquérir la nationalité française. Arseni et Sviatlana, entrés en toute légalité sur le territoire national, parfaitement intégrés à la vie carolomacérienne et ce malgré les épreuves
endurées, méritent que le Président de la République tienne sa promesse.
La Ville de Charleville-Mézières est reconnue pour s'engager avec force et sincérité dans la défense des Droits de l'Enfant (label « Ville amie des Enfants » décerné par l'UNICEF) et des Femmes
(actions menées dans le cadre de la Journée de la Femme). Dans le prolongement de ces engagements, le Conseil Municipal de Charleville-Mézières demande que la situation de Sviatlana
Tchibissova et de son fils Arseni soit réexaminée en toute urgence et qu'il leur soit accordé le droit de demeurer en France.
O surprise, la Préfecture des Ardennes s'est fendue d'une réponse.
La suite, ici :
Par Ensemble à Gauche
5
-
Recommander
Derniers Commentaires